Inspirations
Cette page présente des gens qui sont une source d’inspiration, que se soit par leur défense de la justice et de la paix, par leurs connaissances ou par leur engagement social.
« De la douleur naît le rêve, du rêve naît la vision, de la vision émergent les gens, des gens émerge le pouvoir, de ce pouvoir émerge le changement. »
Peter Gabriel s’est taillé une réputation mondiale par ses œuvres innovatrices, tant dans le domaine de la musique, de l’écriture que de la production de vidéos. Il s’est de plus impliqué dans un large éventail de dossiers touchant les droits de la personne et l’environnement. Sa chanson « Biko » a été la première chanson pop à souligner les méfaits de l’apartheid. Par la suite, Peter a participé à la création du site WITNESS (www.witness.org) qui a été lancé en 1992 conjointement avec la fondation Reebok Human Rights et The Lawyers Committee for Human Rights aux États-Unis.
CINDY SHEEHAN
« George…vos politiques étrangères irresponsables et injustifiables ont causé la mort de mon fils, le spécialiste Casey Austin Sheehan, au cours de la guerre injuste et illégale déclarée à l’Iraq. Contribuer à votre effondrement politique sera la réussite la plus noble de toute ma vie. Je rendrai ainsi justice à mon fils et aux centaines d’autres braves américains ainsi qu’aux dizaines de milliers d’Iraquiens innocents que vos mensonges ont tués. »

Née en 1957, Cindy Sheehan a fondé l’organisation Gold Star Families for Peace qui est membre de la coalition contre la guerre United for Peace and Justice. Cindy a d’abord fait la une des journaux au mois d’août 2005, alors qu’accompagnée d’un groupe de ses sympathisants elle a campé en face du ranch du président Bush à Crawford, au Texas. Elle exigeait de rencontrer le président pour lui parler de la mort de son fils Casey, un soldat de l’armée américaine tué, le 4 avril, lors de combats en Iraq. Cindy a nommé l’emplacement de sa protestation « Camp Casey », en l’honneur de son fils.
« Un jour, nous revenons inévitablement à la source. Même les voies les plus éloignées nous ramènent vers l’intérieur, au plus profond de nous-mêmes, dans notre intimité, dans la solitude partagée par nous et notre moi – là où personne n’existe sauf Dieu et notre moi. »

Nommé par le magazine Time comme l’un des 100 plus grands penseurs du 21e siècle, Tariq Ramadan occupe une place unique parmi les grands penseurs islamiques. Deux des magazines les plus influents au monde, Prospect et Foreign Policy lui accordent le 8e rang parmi les intellectuels contemporains. Le professeur Ramadan a écrit plus de vingt ouvrages dans lesquels il se penche sur les défis que constituent la réinterprétation et la réforme au sein de l’islam même, ainsi que sur ceux concernant la cohabitation du monde musulman avec ses voisins partout dans le monde. Son plus récent livre s’intitule : Islam, la réforme radicale, éthique et libération.
INGRID MATTSON
« Notre histoire n’en est pas une de marginalisation ni d’exclusion de la femme. C’est plutôt l’histoire de l’autonomisation des femmes. Nous n’essayons pas d’inventer quelque chose. Nous tentons de reprendre là où nous avons laissé. »
Ingrid Mattson est professeur et activiste ainsi que la première femme à occuper la présidence de Islamic Society of North America (ISNA), la société islamique de l’Amérique du Nord. Elle est actuellement la directrice du Centre Macdonald, centre d’étude sur l’islam et sur les relations entre chrétiens et musulmans, au Hartford Seminary, à Hartford. À l’été de 1987 elle s’est rendue par train en Colombie-Britannique pour y travailler à planter des arbres dans les montagnes. Quelques jours avant son départ, elle a fait la découverte, dans une librairie, du livre Islam de Fazlur Rahman. « Son livre a suscité en moi un vif désir d’étudier l’héritage classique de la théologie et des lois islamiques. » S’aventurant un peu plus loin, elle a écrit une lettre à M. Rahman (c’était avant les courriels), dans laquelle elle lui parle de ses intérêts et de la possibilité d’aller étudier avec lui. Elle a jeté sa lettre dans une boîte aux lettres quelque part dans les Rocheuses et n’y a plus repensé avant son retour dans l’Est, au mois d’août. C’est alors qu’elle a trouvé un mot de sa part l’invitant à venir étudier avec lui à l’Université de Chicago. M. Rahman est décédé avant son arrivée à Chicago, mais malgré tout, son livre et ses encouragements l’ont inspirée à prendre le chemin de la recherche universitaire.
« Je suis pour la vérité, peu importe de qui elle vient. Je suis pour la victoire de la justice, peu importe contre qui. Je suis d’abord et avant tout un être humain, et en tant que tel je suis pour quiconque et pour toute action qui sert l’humanité toute entière. »
Éloge lue par Ossie Davis aux funérailles de Malcolm X au Faith Temple Church of God, le 27 février 1965.
« Ici, en cette heure ultime, en ce lieu paisible, Harlem est venu dire adieu à un de ses plus brillants espoirs maintenant disparu et perdu pour nous à jamais. Il y en a qui se sentiront obligés, en tant qu’amis du peuple afro-américain, de nous conseiller d’insulter sa mémoire, de fuir son souvenir même, de nous protéger en le rayant de l’histoire des temps agités que nous connaissons. Ils diront que son message était celui de la haine : un fanatique, un raciste qui ne pouvait que nuire à la cause pour laquelle vous vous battez! Et nous leur répondrons en leur demandant : « Avez-vous déjà parlé avec Malcolm? L’avez-vous déjà touché, vous a-t-il déjà souri? Avez-vous jamais pris la peine de l’écouter vraiment? A-t-il déjà fait preuve de méchanceté? A-t-il déjà fait preuve de violence ou troublé l’ordre public? Si vous l’avez fait, alors vous connaîtriez Malcolm. Et si vous le connaissiez vous sauriez pourquoi nous devons l’honorer. L’an dernier, alors qu’il était en Afrique, il écrivait ceci à un ami : « Mon voyage tire à sa fin et ma compréhension des choses est beaucoup plus vaste qu’à mon départ, ce qui je crois nourrira et élargira la portée de notre combat pour la liberté, l’honneur et la dignité chez nous aux États-Unis. » Et nous le reconnaitrons alors pour ce qu’il était et est toujours : un prince, notre resplendissant prince noir qui n’a pas hésité à mourir parce qu’il nous aimait! »
MUHAMAD ASAD
« Comme il est difficile pour nous de cerner la réalité… Nous essayons sans cesse de la saisir, mais elle n’aime pas être saisie. Seulement lorsqu’elle submerge l’homme se livre-t-elle à lui. »

Né Léopold Weiss, Muhamad Asad n’a pas seulement cherché un épanouissement personnel au contact de sa foi d’adoption. Il a tenté d’influencer le cours de l’islam contemporain en tant qu’auteur, activiste, diplomate et traducteur du Coran. Muhamad Asad est décédé en février 1992, à l’âge de
91 ans, de sorte qu’il est juste de dire que sa carrière a évolué en parallèle avec l’émergence de toutes les tendances de l’islam contemporain. La version électronique de sa traduction du Coran The Message of the Qu’ran se trouve ici.









